Comparez les situations quotidiennes
Choisissez des exemples illustrant les difficultés et les réussites, en tenant compte de l'âge et des exigences de l'activité. Une activité longue pour adultes sollicite un tout-petit différemment d'une brève activité de groupe destinée à un enfant d'âge scolaire.
- Dans quelles situations l’enfant apprécie-t-il un jeu avec un adulte ?
- Que se passe-t-il pendant les repas, les temps d'attente et les transitions ?
- Le mouvement crée-t-il un problème de sécurité ou empêche-t-il la participation ?
- Le personnel des crèches ou les enseignants observent-ils un schéma similaire ?
Examinez les routines et autres préoccupations
La fatigue, la faim, l'ennui et la frustration peuvent influencer le comportement des jeunes enfants. Observez ce qui se passe avant les périodes difficiles et s'il y a des changements dans leur sommeil ou leurs habitudes quotidiennes. Ces observations facilitent la discussion ; elles ne permettent pas d'identifier une cause unique pour chaque enfant.
Décrivez également la communication, l'attention et les relations. Certains enfants ont besoin d'aide pour comprendre une consigne ou s'adapter à une transition. Évitez de juger l'enfant ou sa famille après une seule sortie difficile.
Rendre la participation gérable
Offrez à l'enfant des occasions de jouer activement en toute sécurité, veillez à ce que les sorties exigeantes restent raisonnables et instaurez une routine prévisible. Commencez par un petit objectif adapté à l'enfant, comme participer à une courte activité collective. Expliquez-lui simplement la suite et laissez-lui une liberté de mouvement.
Repérez les comportements utiles et réagissez avec calme et constance. L'objectif est une participation plus sûre et des routines familiales plus faciles, et non d'obliger l'enfant à rester immobile. N'hésitez pas à demander de l'aide si les adultes se sentent dépassés.
Quand l’agitation nécessite une évaluation
Demandez conseil si ce comportement persiste et perturbe régulièrement la sécurité, l'apprentissage, les relations amicales ou la vie familiale. Apportez des exemples tirés de différents contextes, des rapports antérieurs et décrivez le quotidien de l'enfant. N'attendez pas que la situation devienne critique pour parler d'aide.
L'évaluation du TDAH prend en compte un schéma comportemental persistant et son impact, ainsi que d'autres explications possibles ; elle ne se fonde pas uniquement sur les mouvements. Les besoins et l'évaluation d'un jeune enfant doivent être considérés en fonction de son développement, plutôt que d'appliquer systématiquement un protocole destiné aux enfants d'âge scolaire.
Convenir d'une prochaine étape pratique
Discutez d'une ou deux priorités, comme des transitions plus sûres ou des repas partagés plus agréables. Le cas échéant, des conseils ou un programme de soutien parental peuvent aider les adultes à adapter leurs réponses aux besoins de l'enfant. Demander cette aide ne signifie pas que les parents s'y prennent mal.
Vérifiez comment le plan est appliqué à la maison et à la crèche ou à l'école. Contactez la clinique pour discuter de l'adéquation du problème aux soins disponibles et de la nécessité d'une consultation spécialisée.
Questions fréquentes
Mon enfant est très actif. Est-ce que cela signifie qu'il a un TDAH ?
Non. L'activité doit être envisagée en fonction de l'âge, du contexte et des difficultés rencontrées dans leur ensemble. Une évaluation clinique est nécessaire en cas de suspicion de TDAH.
Que dois-je noter avant un rendez-vous ?
Choisissez quelques exemples précis : les attentes, le déroulement des faits, l’impact sur la sécurité ou la participation, et les solutions mises en œuvre. Incluez également les situations réussies afin que la discussion prenne en compte les points forts autant que les points faibles.
